Publié par : vueltaalmundoen366dias | mars 28, 2011

Voyage au cœur du 7ème continent: un rêve dans le rêve…

Notre brise-glace vient de jeter l’ancre dans le port d’Ushuaia, marquant la fin d’une aventure extraordinaire. On s’est tous quittés ce matin avec le sentiment étrange d’avoir partagés un instant unique dans notre vie. Et en effet, visiter l’Antarctique, seul continent resté vierge ou presque d’activité humaine, est un réel privilège.

 

Très clairement, notre voyage pourrait s’arrêter aujourd’hui, et nous pourrions rentrer trois mois plus tôt sans aucun regret, sans autre besoin de découvertes. Cette aventure a largement dépassé notre imaginaire, et il sera difficile désormais de trouver une destination plus mythique et envoûtante.

Nous avons vécu tous les deux intensément cette expédition sur ce fragile continent… et nous avons d’ailleurs laissé un peu de nous-mêmes dans ces grands espaces de glace, aux confins de notre planète…

Loin, très loin vers le sud, s’étend un continent grand comme 30 fois la France. Inhospitalier, doté d’un climat extrême, l’Antarctique contient 90% de la glace mondiale et les ¾ des ressources potentielles en eau douce de la planète.La calotte glaciaire représente un volume de glace phénoménal, tellement pesant que la croûte terrestre est affaissée au niveau de l’Antarctique.

Paradoxalement, c’est le continent le plus sec au monde, et également le plus élevé, avec une altitude moyenne de 2700 mètres.

 

Nous avons donc embarqués à bord du Plancius pour une expédition de 12 jours dans la Péninsule Antarctique. La compagnie organisatrice, Ocean Wide Expeditions, d’origine hollandaise est en effet spécialisée dans les voyages polaires (Arctique et Antarctique) depuis de nombreuses années. Equipage 100% anglophone, la plupart des passagers étaient en provenance d’Europe du Nord, d’Australie ou des Etats-Unis. Les seuls français rencontrés étaient tous des backpackers trentenaires ayant aussi profité des offres de dernières minutes. La majorité des 96 passagers avaient en réalité réservé leur voyage de longs mois en avance, pour certains il y a plus d’un an.

Première croisière pour nous, on peut dire avec le recul que cela a été un vrai investissement, une sorte de séminaire continu. En effet, forts de 7 maîtres de conférences de différents pays, chacun expert dans son domaine, nous avons pu assister à un grand nombre d’exposés afin de nous former et nous préparer peu à peu à la rencontre du 7ème continent. Chaque débarquement se voyait suivi d’un débriefing afin d’approfondir certaines connaissances, relayées par les nombreux ouvrages de la bibliothèque à bord. On peut dire qu’outre les passagers parfois scientifiques, navigateurs ou passionnés, le niveau était dans l’ensemble assez élevé.

Au fil des conférences, les spécialistes ont réussi le subtil exercice de nous positionner en tant qu’intrus, et non invité à découvrir l’Antarctique. D’autant plus que nous nous sentons après ce voyage quelque part ambassadeur de ce continent.

 

Autant vous dire également que nous sommes passés des dortoirs d’Ushuaia à une cabine double luxe, un sur classement dû à un malentendu avec notre agence de voyage. En clair, on a payé 3 fois moins cher que le tarif plein, 4600€ au lieu de 15000 USD pour deux… « A life-time deal », comme diront plus tard certains passagers. Pour la première fois depuis 8 mois, nous avons pu ranger nos affaires dans un placard, investir « notre » salle de bain, et cacher nos sacs de routards poussiéreux sous les lits molletonnés.

Que de confort, qu’est-ce qu’on était bien !!! Des écrans télévisés dans chaque chambre mentionnaient le programme de la journée, les recommandations, menus du jour et diffusaient film et documentaires en anglais.

Peu à peu, s’est installée une formidable routine…Et on a adoré se laisser prendre au jeu !

Chaque matin, on se faisait réveiller au micro par le Manager de l’Expédition, en nous indiquant heure, température et position du bateau, avant de sauter dans une douche chaude (attention à la houle !) et se réunir avec toute l’équipe au restaurant pour attaquer un copieux petit-déjeuner.

Les premiers jours, on pouvait clairement distinguer les voyageurs au long cours, des autres passagers plus habitués à ce standing, qui hésitaient frénétiquement devant tous les plats proposés. On a beaucoup ri en pensant aux sandwiches pain de mie et aux pâtes tomates-gruyère qui nous attendaient au retour. Mais qu’importe, sur le coup, on était tous joyeux et enthousiastes, même si déjà certains estomacs se coinçaient dans cette mer chaotique.

Généralement, nous avions une réunion vers 8h30 nous indiquant notre sortie du matin, souvent complétée par des recommandations ou des rappels historiques et biologiques. Après, nous avions 10 minutes pour nous ruer dans nos cabines et nous habiller chaudement pour le débarquement, « mettre notre costume » comme disait Constance, une mamie québécoise. T-shirt et caleçon long en fibres thermiques, 1ère polaire, 2ème polaire, pantalon de pluie, 1ers gants en soie, 2ème gants, cache-cols, bonnets polaires, manteaux, gilets de sauvetage et bottes en caoutchouc.

 

Souvent, nous avions 1h30 pour observer tranquillement et nous promener sur le continent, et le même temps en zodiac autour des icebergs afin de pouvoir approcher de plus près la faune et notamment les baleines. On passait donc par des bacs de désinfection avant de monter à bord des zodiacs pour le tour ou le débarquement sur la glace.

Le retour se faisait souvent vers 12h30, et nous avions à ce moment là une vingtaine de minutes seuls dans nos cabines, où chacun s’afférait à se réchauffer sous la douche. Nous sommes souvent rentrés les pieds et mains littéralement congelés…la notion de continent inhospitalier prend du coup tout son sens….

Mais la venue du déjeuner était toujours synonyme d’excellente cuisine et de discussions parfois passionnantes entre les différents passagers. Généralement, nous prolongions le café dans la grande salle d’observation du bateau où se faisait un débriefing de la sortie du matin, suivi de l’annonce de celle de l’après-midi. Même logistique.

Le dîner du soir à 19h pouvait parfois se poursuivre par quelques parties de carte entre copains, lectures sur le sujet, reportages ou se finaliser par une extinction des feux prématurée si la houle était vraiment trop forte.

Une organisation absolument bien huilée, intelligente, avec une équipe vraiment très professionnelle. Excellent ! Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que nous passions notre plus beau voyage…Et ce fut le cas.

L’observation de la faune et la découverte des paysages a été un véritable spectacle en soi.

 

Les albatros ont peu à peu remplacé les mouettes d’Ushuaia avant que le Damier du Cap – un pétrel de couleur noir et blanc -papillonne autour de notre navire, annonçant par sa présence les eaux froides qui baignent le 7ème continent.

 

Notre 1ère rencontre avec une baleine s’est faite le matin du 3ème jour, au moment de l’annonce au micro de notre position. On s’est donc retrouvés en moins de 5 minutes le bonnet à l’envers sur le pont, appareil photo au poing, à essayer de distinguer au loin l’aileron des baleines. Un merveilleux spectacle … L’excitation sur le bateau était plus que palpable. Nous avons pu nous familiariser avec ces imposants cétacés polaires au fur et à mesure du voyage.

Migrants en grand nombre aux pôles, elles reconstituent leur réserve de graisse en s’alimentant abondamment des les eaux riches à l’ouest de la péninsule. Chaque rencontre était un moment majestueux, impossible de ne pas rester médusés face à l’élégance de ces plus gros mammifères au monde. Nous avons passé des heures à les observer, les poursuivre discrètement en zodiacs.

Alors que nous observions en silence un léopard de mer sur un glaçon, une baleine Minke est venue nous rendre visite dans ce champ d’icebergs échoués. Sur le zodiac retour, après avoir posés les pieds sur Detaille Island, au-dessous du Cercle Polaire, deux baleines pour le moins curieuses sont venues jouer avec nous près du navire, dans l’euphorie générale. Nous avons tous crié, hurlé de joie, courant comme des fous sur les passerelles du bateau pour mieux profiter de ce spectacle de la Nature.

Un grand moment !

La première rencontre avec une colonie de manchots à jugulaire et de manchots papou reste aussi un instant très fort.

On aurait bien voulu crier de joie et même les toucher, mais nous restons muets pour ne pas effrayer nos hôtes. On découvre alors des manchots plus petits que notre imagination, mais aussi beaucoup plus humains. Avec leurs habits de cérémonie noir et blanc, souvent comparés à un smoking, nous faisons la connaissance d’êtres miniatures qui s’avancent vers nous, avec toute la grâce et l’agilité de gentlemen.

Encore peu habitués à la présence humaine, ils ne semblent pas du tout effrayés. Une fois à genoux, ces petits êtres élégants s’approchent de nous clopin-clopant, sans réserve, nous observent, mordillent nos gants, émettent des cris gutturaux. Avec les différentes sorties, nous avons pu passer plus d’une dizaine d’heures à observer des colonies de manchots, sorte de villages grouillants de vie, bruyants et odorants.

Très joueurs, on a pu assister à de nombreuses courses poursuite, où les manchots se poursuivent dans une partie de luge sur les pentes glacées, se terminant souvent en bain collectif parmi les icebergs…Incroyable ! Fidèles par excellence, ces petits êtres retrouvent chaque hiver leur partenaire grâce à une carte d’identité vocale unique, un même cri servant également à reconnaître leur poussin au milieu de milliers d’individus. Très bons plongeurs, leur partie de pêche est souvent un spectacle hallucinant, les manchots papous sont extrêmement rapides dans l’eau et peuvent plonger à des dizaines de mètres de profondeur. C’est donc un flot permanent de petits bipèdes qui émerge à travers les glaçons, comme des fusées ! Ils marsouinent dans ces eaux glacées, l’estomac rempli de krill, pour nourrir les poussins qui réclament régulièrement la becquée.

Les 1ères leçons de plongées des petits manchots dans les flaques ou  le bord de la mer sont à mourir de rire. Patauds, les petits glissent constamment sur les rochers avant de se relever l’air un peu hébétés, des scènes vraiment drôles qui se sont répétées invariablement, une belle partie de rire !On ne peut qu’être admiratifs de ces petits êtres exceptionnels, ces petits princes des glaces, souvent condamnés à errer dans les eaux froides de l’Antarctique.

Anges déchus des dieux, ces formidables bipèdes doivent souvent parcourir des dizaines de kilomètres pour nourrir leurs petits affamés, dans des conditions extrêmes. Quelle plus belle histoire d’amour que ces parents, qui se relayent sans cesse pour couver leur progéniture, parfois jusqu’à l’épuisement avec d’incessants aller-retour sur la banquise, afin que la Vie puisse se faire.

 

Les phoques crabiers sont quand à eux plus placides et débonnaires. On a les souvent vu se prélasser de longues heures sur les imposants perchoirs de cristal, à enchaîner des siestes à rallonge dans un froid terrible. Visiblement leur épaisse couche de graisse les protège du violent blizzard, et en effet, certains étaient tellement dans les plumes de leur sommeil, qu’ils ne prenaient pas la peine de relever la tête, lorsque notre brise-glace passait à 10 mètres de leur iceberg. Incroyable !!!

Difficile de trouver un mammifère aussi imperturbable, même les baleines réagissaient à notre présence. Seulement parfois, après avoir tourné plusieurs fois en zodiac, on arrivait à ce qu’un phoque un peu moins pépère que les autres nous regarde en baillant et change de position, avant de nouveau s’engluer dans un profond sommeil.

Sur terre, les phoques fur ou les éléphants de mer peuvent se montrer un peu plus agressifs et s’attachent vigoureusement à défendre leurs territoires. Nous devons toujours garder une certaine distance et rester vigilants.

En mer, en revanche, le plus grand prédateur de l’Antarctique avec l’orque reste le léopard de mer. Il doit son nom à sa belle fourrure tachetée et ces longues dents. Ses allures reptiles et sa férocité sont la hantise des petits manchots, souvent victimes de ses attaques. On a souvent vu des groupes entiers de manchots attendre patiemment au bord de l’eau après avoir noté la présence de leur ennemi. Malgré tout, la patience du phoque a souvent eu raison de ces petites créatures, et on a assisté à des attaques éclairs d’une incroyable efficacité. Un festin souvent convoité par les pétrels géants, cherchant à participer aux réjouissances.

 

Enfin coup de chance, nous avons pu observer un banc d’orque traquant un phoque imprudent. Seule espèce de l’Antarctique n’ayant de prédateur, ils agissent en plus en bande organisée…dure loi de la nature !

Enfin, que dire des paysages de l’Antarctique d’une beauté saisissante. On est souvent restés sans voix face à ces grands espaces aux lumières magiques, parfois irréels.

Au Niko Harbour, la pureté de l’air était telle qu’elle trompait notre perception des distances quand le ciel, la glace et la mer viennent se confondre. La réflexion de la lumière était hallucinante, parfaite.

Un décor digne du commencement du monde, vraiment !

Les montagnes escarpées couvertes de glaciers dévalent leurs pentes abruptes comme d’énormes meringues. Un peu comme si les Alpes avaient échoué au bord de l’Atlantique. Cette journée reste marquante, éblouissante. …

Le soleil révèle la finesse des cristaux de glace, comme des joyaux sur un velours.

Au fur et à mesure que le navire s’enfonce dans la baie, nous découvrons des icebergs dessinés par les vents et par la fonte, comme des sculptures éphémères d’un artiste un peu fou.

 

De véritables monuments à la gloire de la nature polaire, sans cesse en transformation. C’est dans ce décor incroyable que nous avons fait un trekking en haut d’un glacier, afin d’observer ce fabuleux panorama et entendre encore une fois cette glace, gronder, craquer, vivre.

 

 

Et c’est dans ce champ de glace que nous avons suivi une baleine Minke en zodiac.

Inoubliable…

 

A chaque sortie, nous avons admiré ces cathédrales de glace emprisonnant les bulles d’air, et lui donnant ces différentes teintes bleutées.

 

De tous les endroits visités, le canal Lemaire et l’île d’Argentine restent peut-être nos préférés.

Et encore des moments forts :

Sortie en raquette au Damoy Point qui s’est terminé en partie de luge improvisée !

Et balade en kayak sur le cratère de 10 km de long de Deception Island, ouvert sur l’océan par une étroite entrée du soufflet de Neptune de 300 m de large. Une belle partie de rigolade avec les copains, pendant les phoques jouaient autour de nos kayaks.

 

Visite de la base Antarctique Vernadsky, une station de recherches scientifiques ukrainienne spécialisée en météorologie, géomagnétisme et sismologie. Nous avons été accueillis à coup de vodka par un petit groupe de scientifique, tellement heureux de voir des gens !!!

Dernier bateau de la saison avant l’approche de l’hiver austral, notre navire a longé la Péninsule Antarctique et la terre de Graham avant de poursuivre sa route et dépasser le Cercle Polaire, 66º 51’ Sud.

 

Et nous avons traversé des zones mythiques :

 

Après avoir traversé le détroit de Magellan il y a quelques semaines, nous avons franchi le fameux Cap Horn.

Passage de Drake, partie de l’océan Atlantique situé entre la terre de feu et l’Antarctique, réputé pour avoir les pires conditions météorologiques maritimes au monde. Un must pour les navigateurs, et pour nous 2 jours de lutte avec notre estomac…

 

Passage du Cercle Polaire le 21 mars dans l’euphorie générale, nous avons trinqué dans le froid, verre de champagne à la main tous le pont-avant du navire !!!

 

 

 

Et évidemment, nous avons beaucoup ri avec les copains rencontrés à bord :

 

 

 

Notre récit et nos photos paraissent encore bien fades en comparaison de l’émotion que nous avons vécu tous les deux lors de cette extraordinaire expédition. L’excellente formation, les très bonnes conditions météorologiques et l’approche de cette majestueuse faune dans un écrin de glace, reste de loin le point d’orgue de notre tour du monde.

Notre planète est décidément belle, et il faut la protéger.

On se sent vraiment privilégiés d’avoir pu approcher ce milieu unique, fragile et irremplaçable.

 

 

Une magnifique parenthèse sur le Continent Blanc se referme donc, embellissant encore un peu plus notre histoire dans ce paradis immaculé…

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Responses

  1. IMPRESIONANTE!!
    el chileno dice que lo quiere en español

    beso gordo

  2. GENIAL! Y a pas de mot…
    La vie est faite de hasards, sautons sur une belle occasion quand elle se présente!!
    Biz!

  3. je reste ébahie par tant de splendeur .Que de sensations fortes !et sûrement des images inoubliables.bisous maman

  4. tout simplement MAGIQUE… on comprend vos émotions et merci de nous les faire partager!!ça donne tellement envie de repartir! continuez de vivre votre rêve! Besos

    Manu et Maeva

  5. Génial !! Merveilleux !! Karelle tes textes nous laissent vraiment rêveurs !! On a l’impression d’avoir vraiment partagé cette expédition avec vous !! Merci du voyage !!!
    A bientôt

    Aurélie et Fred !!

  6. C’est grandiose, inimaginable comme périple. on imagine à peine dans quel état de joie vous deviez être !! Ben oui, la vie a l’air bien bien faite alors, avec de belles occasions pour de magnifiques expériences comme celle-ci. Alors, surtout, continuez jusqu’au bout à savourer (et à nous raconter…. pour qu’on en profite aussi…) toutes ces découvertes. On pense souvent à vous deux perdus à l’autre bout du monde,
    bisous,
    Laëtitia et Damien.

  7. Je connais ma prochaine destination!

  8. Cela fait un petit moment déjà que nous ne sommes pas allés vous « rejoindre »;ce soir après avoir eu les commentaires de Maeva ,Manu et Nicole, enthousiastes!, nous imaginons, en découvrant vos splendides photos et votre superbe commentaire imprégné d’un lyrisme « irradiant »que vous vivez des moments extraordinaires. C’est unique!!!
    Merci pour tout cela….

    Nous vous embrassons

    Claudette et Gilles

  9. Cela fait un petit moment que je n’avais pu aller vous lire sur votre blog, j’avoue êtere impressionnée par votre voyage, c’est extraordinaire et tellement vivant que nous avons la sensation de le partager, profitez-en au maximum et merci de nous permettre de prendre part à ces moments inédits
    Bisous
    jacques et Marie France

  10. salut
    je viens juste de lire l’article, et j’en reste baba. vous me faites juste regretter de ne pas l’avoir quand j’etais a Ushuaia. Grrrrrr!!!!
    bravo pour nous faire partager cette experience.
    et ou etes-vous en ce moment?
    a+
    regis

  11. On a failli pleurer en voyant ces photos!
    Elles sont magnifiques!
    On a ete vraiment content de faire un petit bout de chemin avec vous et de faire votre connaissance
    Bonne fin de voyage a vous et, a Barcelone!
    Bisous
    Julie et Nico


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