Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 27, 2011

Quito, fin du rêve !

Il fallait bien terminer notre voyage par un record, et le voici : 61h de bus non stop pour faire Cuzco-Quito ! Et le plus incroyable, c’est que l’on n’a eu aucune panne, pas de changement de roue, vraiment royal, hahaha !

Après une bonne journée de repos bien méritée, nous avons enchaîné avec la visite du centre historique de Quito et de ses magnifiques monuments coloniaux. Encore une charmante capitale à découvrir avec ses petites places et ses innombrables églises. On a beaucoup aimé !

Et c’est donc dans un petit resto typique de cuisine équatorienne que nous avons fêté l’anniversaire de Seb, et du coup la fin de notre périple. Pour l’anecdote, il n’a pas été évident de dénicher un restaurant servant de l’alcool sous la table, vu qu’une loi interdit la vente de boissons alcoolisées les dimanches à partir de 16h. Une bonne soirée…

Dans quelques heures nous allons prendre notre avion de retour pour Paris.

Après un an de voyage, intense, on rentre avec des images plein la tête et un mélange de sensations différentes.

Difficile maintenant de prendre du recul sur tout ce que nous avons vécu pendant ces 366 jours.

Seule certitude pour l’instant : nous sommes vraiment heureux d’avoir réalisé notre rêve !!!

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 26, 2011

Festival de Qoyllur Rity : une de nos plus belles expériences humaines…

Sur proposition de Natacha, nous avons profité de son invitation dans la communauté indigène des Queros, pour participer au Festival de Qoyllur Rity.

 

Actuellement candidate auprès de l’UNESCO pour être classée Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité, les fêtes de Qoyllur Rity sont une des plus grandes manifestations religieuses andines d’Amérique latine. Se déroulant au pied du glacier de Sinacara, dans le campement de Mawayany, à 4 600m, cette fête mêle à la fois les rituels incas dédiés à la célébration des Apus (montagnes, étoiles, soleil, lune) ainsi qu’une foi chrétienne extrêmement présente. Un parfait exemple de syncrétisme religieux.

Et c’est donc plus de 30 000 pèlerins qui se lancent chaque année, selon le calendrier andin, à l’ascension du glacier, pour perpétuer un rituel présent depuis plus de deux siècles. Il faut bien avouer cependant, que lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure, on ne savait pas trop à quoi s’attendre…

Nous sommes donc partis avec Victor depuis Cuzco, un ami anthropologue de Natacha, afin de rejoindre la communauté des Queros, au pied du glacier.

Après 4h de bus, nous avons attaqué l’ascension jusqu’à Mawayany de nuit, plus de 3h de marche, non sans échapper aux offrandes de feuilles de coca pour se souhaiter bonne fortune pendant cette ascension. Avant même de démarrer, une femme était placée en avant-poste et servait gratuitement à chaque pèlerin du maté de coca, expliquant qu’elle était redevable du Seigneur…Des communautés entières prenaient également le chemin, en jouant de la musique, chantant, tous en costumes traditionnels, torches à la main, dessinant ainsi de nuit, un joli lacet lumineux à travers les montagnes. Une ambiance déjà vraiment particulière, une première pour nous. Et ce n’était que le début…

Outre les conversations passionnantes que nous avions avec Victor sur sa vision des communautés indigènes, leurs rituels et modes de pensées, à chaque icône posée à certains endroits de la montagne, les communautés s’arrêtaient pour jouer, à genoux, bonnets à la main (nous aussi du coup) pour prier. Puis, s’en suivaient des danses et des chants, avant de reprendre la route d’un pas extrêmement soutenu. Des familles entières se succédaient, femmes comme hommes et enfants portaient des charges extraordinaires, souvent chaussés de simples sandalettes, et chantaient tout le long du parcours. Encore une vision incroyable que de découvrir la force et le courage de ces « Sherpas andins » ! Nous avons d’ailleurs été surpris de voir des personnes s’attaquer à l’ascension avec des béquilles, cherchant ainsi à revivre le chemin expiatoire du Christ. Feux d’artifices ici et là, hommes portant de gigantesques croix en bois ou différentes effigies du Christ. On avait l’impression d’être dans une autre dimension…

La lumière de la lune était telle que nous avions à peine besoin de nos frontales, c’était d’ailleurs assez fascinant de découvrir ces imposantes montagnes de nuit, dans cette atmosphère.

Avant l’arrivée au campement, chaque congrégation faisait son entrée officielle en saluant- avec danses colorées et chants- l’image miraculeuse du Christ. Complètement gelés de froid, nous nous sommes réchauffés dans une des tentes en plastiques où était servi le fameux Ponché –notre futur compagnon de route-, sorte de soupe à base de fèves avec une pointe d’alcool de canne à sucre. Avant de retrouver la communauté des Queros, nous avons fait un tour à l’église afin de découvrir la célèbre pierre sacrée à la représentation divine. Ce n’est qu’à 2h du matin que nous avons compris que nous avions pris de l’avance sur la Communauté qui devait nous rejoindre.

En clair, comme ils n’arrivaient que le lendemain, nous nous sommes retrouvés sans tente pour affronter les -10ºC qui nous attendaient. On a d’abord essayé de trouver refuge dans l’église, avant de se faire prier de sortir rapidement par les « Ukukos », sorte de gardiens du seigneur, servant d’intermédiaire entre les pèlerins et le seigneur de Qoyllur Rity. Habillés en ours, ceux-ci sont extrêmement respectés, prennent tous une voix archi aigu, pour au final maintenir l’ordre et la paix au cours des différents actes liturgiques.

Bref, à 4h du matin, dans un froid pénétrant, nous nous sommes décidé à investir dans 5 mètres de plastique bleu, pour dormir sur un des flancs de la montagne, protégés par quelques pierres. Capacité d’adaptation plus qu’aiguisée on doit bien l’avouer, nous n’aurions certainement pas pu le faire au début de notre voyage, mais oui, on a dormi comme des SDF, collés les uns aux autres, avec un Victor dont nous ignorions son prénom quelques heures plus tôt. Ça c’est de l’aventure !!! Equipement de compét’ : 2 sacs de couchage, collants thermiques, pantalon, 3 paires de chaussettes, T Shirt thermique, 2 polaires, 2 anoraks North Face en plumes, bonnets, gants…et le tout enveloppé avec la bâche en plastique, façon « papillote » ! 

Qu’est-ce que l’on s’est marrés lorsque l’on accommodait notre hôtel 3 étoiles avec des pierres, pour éviter qu’elles nous tombent sur la tête pendant notre sommeil, hahaha ! Quelle histoire, encore un fois, il faut le vivre pour comprendre, hahaha !

Toujours est-il que 3 heures plus tard, au réveil donc, des têtes interloqués de péruviens sortant de leurs papillotes respectives, souriaient de voir 2 étrangers dormir comme eux. En voulant les saluer, j’ai d’ailleurs fait tomber la moitié du muret de pierre sensé nous protéger du froid, provoquant ainsi leurs rires !!! Autant vous dire que nous étions complètement congelés….Mais que de souvenirs !

De jour, nous avons été frappés par le nombre de personnes venus assister aux festivités. Des milliers de tentes étaient plantées dans la vallée, une sorte de Woodstock aux traditions incas et chrétiennes, où des groupes dansaient et chantaient en continue, 24h sur 24h. Complètement fou !!!

Plat de riz avec maté pour nous réchauffer dans une des tentes de plastique, servi pendant que nous regardions un peu amusés, les personnes tomber devant notre gargote…tout était littéralement verglacé ! Notre cuisinière indiquait fièrement que toutes les personnes qui chutaient devaient être considérées comme pécheurs, et devaient vite aller se confesser. Il est clair que l’on faisait du coup bien attention à nos pas en sortant de chez elle, hahaha !!!

Puis, nous nous sommes promenés parmi la foule pour observer de nos yeux écarquillés ce spectacle vivant. On ne sait certainement pas ce que l’on a perdu avec notre absence de rituels, de communautés culturelles. Toujours est-il que c’est extraordinaire de voir autant de jeunes, heureux de danser en tenue traditionnelle, jouer de la musique tout en poursuivant l’ascension de la montagne, ces hommes jouer interminablement des rythmes entraînant, sans le moindre signe de fatigue, ou ces jeunes filles en talons ( !!!) virevolter en souriant avec leurs jolis jupons et leurs élégants chapeaux. On est restés des heures à les observer, chaque communauté avait ses propres tenues et musique, le tout parfaitement mené par les « Pablitos », sorte de chefs des comparsas. Incroyable !

Après une sieste bien méritée au soleil, pendant que des femmes pelaient des montagnes de pommes de terre pour leur propre communauté, les Queros sont arrivés, et avec eux Natacha, Ouf ! La communication verbale avec les membres de la communauté est parfois rendue un peu difficile car la plupart ne parlent que Quechua, ceci étant, nous avons fait la rencontre de personnes simples et pures, qui nous ont vraiment touché. Offrandes de feuilles de coca, soupe partagée avec eux, parfois la communication était simplement gestuelle.

Une autre anthropologue, une péruvienne et un couple d’italiens accompagnaient également cette congrégation. Il faut dire que pour participer à cette célébration, il est nécessaire de se faire introduire dans les communautés, d’où la quasi absence d’étrangers. C’est simple, sur le nombre imposant de pèlerins, on a dû en croiser à peine une vingtaine. L’après-midi, nous avons de nouveau assisté aux danses des différentes comparsas, avant de nous rendre à un flanc de la montagne où des jeux étaient organisés.

Le pouvoir de « The Secret » est ici rendu réalité. Chacun peut donc acheter sa petite voiture miniature, son magasin, construire sa maison avec des pierres et les célébrer avec confettis et pétards. L’objectif est que chaque rêve puisse se réaliser dans l’année. Il est également possible d’acheter des faux billets d’argent (dollars, euros..) ou se marier pour la blague. Et c’est ce que nous avons fait pour 10 soles! Mariage célébré avec plus d’une centaine de péruviens, tous surpris et contents de voir les 2 seuls occidentaux de la fête se dire oui avec des bagues en toque. Le faux prêtre en a d’ailleurs bien rajouté pour le plaisir de tous, il faut dire que la situation n’était pas banale ! Une cérémonie loufoque, achevée sous une pluie de confettis lancés par nos deux témoins, Natacha et Simone, un italien pris au vol. On garde évidemment la vidéo pour les apéros, hahaha !

Le soir, danses avec les Queros en attendant l’apparition de la Lune, des moments simples et chaleureux.

Après une nuit plus que glacée passée à 4 dans une tente (nuit de noce plutôt originale, hahaha !), nous sommes partis avec Natacha sur le flanc du Colquepunku afin de voir les communautés descendre du glacier. Partis vers 3-4h du matin, ce sont plus de 3000 personnes qui ont attendu le lever du soleil au pied du glacier, censés ramener un peu de glace afin de symboliquement irriguer leurs terres de l’eau sacrée des montagnes. Le glacier reculant chaque année, la pratique en soi n’est plus maintenue, mais les processions sont toujours aussi présentes. Et quel spectacle incroyable de voir des milliers d’hommes et de femmes en costumes, dévaler en courant les montagnes à l’aube, chantant et dansant. Vraiment magnifique !

Après une dernière danse avec les Queros- très émouvante d’ailleurs-, nous sommes partis pour 38km de marche avec d’autres communautés afin de rejoindre Ocongate. Et c’est avec plusieurs milliers de personnes, que nous avons marché une première partie du trajet, encore en musique, chants et tenues traditionnelles. A part une équipe de télévision japonaise et quelques journalistes péruviens, nous n’avons croisé aucun étranger.

 

Et en effet, les personnes des communautés étaient souvent surprises de nous voir parmi eux, et à la fois se montraient d’une extrême gentillesse. Ici, la notion de fraternité prenait tout son sens. Une fois arrivés à un premier campement vers 16h, la communauté d’Andayate- formée par un des amis de Natacha- nous a pris sous son aile, et offert repas et feuilles de coca. Nous avons ainsi pu de nouveau nous reposer sous notre bâche tous les 3, pendant que certains « Pablitos » faisaient des jeux sur la montagne d’en face, entrainant l’amusement général de la foule sensée se reposer avant la marche. Quelle énergie !

Vers 20h, des communautés commençaient déjà à chanter et danser ici et là, en petits groupes, annonçant ainsi le début de la transhumance.

Et en effet, de nuit, en file indienne, chacun au sein de sa propre communauté, avec chants et torches, nous avons marché pendant des heures et des heures. Difficile encore de décrire ce que l’on ressent à ce moment-là. Le son des tambours rythmait nos pas, les flutes semblaient presque alléger notre fatigue et effacer le froid. Impossible de lâcher le rythme au risque de perdre notre communauté. Toutes les heures et demie, nous faisions une pause, souvent nécessaire, mais qui au final nous refroidissait terriblement. De l’alcool de sucre de canne, des feuilles de coca nous étaient donc proposés afin de nous redonner du courage. Et puis, sous un ciel superbement étoilé, encore cadencée par cette musique qui nous avait tant apprivoisés, nous repartions ensemble. Parfois, on croisait des groupes qui faisait une pause ici et là, sans lumière ni musique, pour faciliter le repos. Des scènes qui nous paraissaient à la fin normal, mais avec le recul, semblent complètement hallucinantes.

Vers 4h du matin, nous sommes arrivés sur le lieu de la cérémonie du lendemain. Après avoir bu un ponché brûlant, nous nous sommes engouffrés avec Natacha sous notre bâche bleue. La tente étant trop lourde à porter, nous nous en sommes remis à la bonne méthode qui marche, un peu « rústico » comme diraient certains, mais au final, ça marche, hahaha ! D’ailleurs, on a bien rigolé en remarquant que tous les voisins péruviens avaient leurs tentes, et nous trois occidentaux, on dormait de nouveau en papillote, hahaha ! En tous cas ce soir-là, j’ai oublié de mettre mes chaussures sous la bâche, pour les retrouver complètement gelées le lendemain, pratique !

Trois heures plus tard, des centaines et centaines de personnes s’activaient pour la préparation de la cérémonie du lever du soleil. Et quelle émotion de découvrir des communautés entières, parfaitement alignées depuis le haut de la montagne, s’agenouiller en silence,  au fur et à mesure que les rayons du soleil apparaissaient.

Un moment suspendu, magique ! A cet instant, on oublie aisément la fatigue accumulée, le froid. Et on se dit clairement que cela valait le coup de troquer les plages équatoriennes pour vivre ces moments marquants.

Puis, la fête a repris le dessus, les communautés dévalant les flancs des montagnes, en zig zag, musiques, chants…3 heures de spectacle jusqu’à descendre ensemble la vallée. Cérémonies, joie, ferveur… Magique !

Et 2h de trekking et 3h de bus plus tard, nous nous sommes retrouvés de nouveau à Cuzco.

Il est clair que l’on avait souvent rêvé de rester à flâner au soleil en Equateur pour la fin de notre tour du monde, mais l’expérience humaine était tellement enrichissante, forte, que l’on est heureux d’avoir profité à 200 à l’heure de notre voyage jusqu’au bout.

Et de terminer avec ces moments de fraternité et de rituels forts, encore méconnus du tourisme de masse. Certainement notre plus belle expérience humaine…

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 26, 2011

De nouveau, changement de programme !

Après avoir décidé d’écourter notre séjour au Brésil pour découvrir l’Antarctique (et quelle expérience !), nous avons décidé de faire de même avec le reste du Pérou et l’Equateur, pour participer à la fête de Qoyllur Rity…

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 19, 2011

A la découverte de la Vallée Sacrée

Le week-end suivant, nous sommes partis avec Natacha et Rely, son ami, passer une journée dans une maison perdue au milieu de la Vallée Sacrée. On y accède, après 2h de bus, une demi heure de combi et une bonne demi heure de marche. Ici, pas d’eau ni électricité, mais une jolie rivière qui coule à côté de la maison, et une vue imprenable de la vallée.

On a adoré aller chercher du bois et regarder les étoiles en prenant un maté, bien installés sous de chaudes couvertures dans le froid.

Le soir, on a goûté un délicieux repas cuit au feu de bois, accompagnés de bonnes bières qui avaient refroidi toute l’après midi dans la rivière.

Un endroit idéal pour méditer, retiré du monde. Un vrai paradis, franchement, on a adoré !

La Vallée Sacrée c’est aussi tout un ensemble de ruines incas que l’on a pu parcourir en 2 jours :

–          Le village de Chinchero et ses immenses terrasses incas

–          Les ruines d’Ollantaytambo représentées par une imposante forteresse sensée surveiller le chemin du Machu Picchu

–          La série d’amphithéâtres de Moray qui seraient d’anciens centres de recherches agronomiques incas…

–          Et plus de 4000 bassins de salines taillées sur le flanc d’un vallon, au cœur de la cordillère des Andes. Epoustouflant, on se serait cru à Pamukkale en Turquie !

Vraiment passionnant !

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 19, 2011

Le Machu Picchu, ça se mérite !

Avant de partir en tour du monde, il y avait certains endroits qui nous paraissaient incontournables, et le Machu Picchu en faisait clairement partie. Peut-être parce qu’il s’agit du monument précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud…

Encore un de ces lieux mythiques, appartenant à ces grandes cités perdues, tutoyant le vide et les nuages.

Seulement voilà, pour s’y rendre, soit on prend un train aller-retour coûtant plus de 70$, soit on opte pour le parcours du combattant. Après 11 mois de vadrouille, il est clair qu’on à préféré la solution locale, même si on s’est fait quelques frayeurs et de bonnes courbatures au passage. Allons-y !

Le trajet aller : 4h30 jusqu’à Santa María en mini bus entassés à 5 sur une banquette pour 3 (normal !), puis 1h d’attente avant de prendre un taxi pour Santa Teresa, encore 1h30 sur une route vertigineuse, puis 30 minutes d’attente pour prendre un mini van pour une demi heure de trajet, et enfin, 2h15 de marche avec sac à doc en suivant la rivière Urubamba, au confluent de trois vallées encaissées.

11h de voyage pour moins de 150km, ah pas de doute, c’est bien la solution économique !

Petite anecdote au passage, une jeune femme péruvienne est montée avec nous sur le fameux trajet où notre taxi fleuretait constamment avec les ravins. Et se renseignant sans cesse sur la présence de la police à chaque fois que l’on croisait une voiture, on a fini par lui demander ce qui se passait. Et là joyeusement, elle nous annonce qu’elle transporte des feuilles de coca. Sur le coup, je la rassure en lui disant qu’il est autorisait d’en transporter en petite quantité, et là, elle explose littéralement de rire, et me répond qu’elle en a 33Kg dans le coffre !!! Incroyable ! Elle a encore plus explosé de rire en me voyant compter tous les sacs derrière nous, posés à côté de notre sac à dos. Et fait encore plus hallucinant, en réalité, elle ne craignait pas vraiment la sanction possible, sinon le fait que les policiers pouvaient lui confisquer sa marchandise pour la revendre ! Ouahhh !!! S’en est bien évidemment suivi d’une longue discussion sur la notion de corruption et d’injustice. Au final, le chauffeur a déposé la jeune femme en catimini avec tous ces paquets, sans incident. Ouf !

Mais ce n’est fini, juste après, pour notre dernier trajet en mini van, on a bien vu que notre chauffeur était aussi de connivence avec un trafic de coca : fouille de la police, une femme est montée en panique après s’être fait réquisitionner un sac, une voiture s’est arrêtée pour déposer à la course un autre sac dans le bus, la jeune femme qui était avec nous précédemment appelait sans cesse d’autres complices pour se retrouver à un pont…

Bref, on a été bien contents d’arriver et de commencer notre marche ! En tous cas, clairement, si on s’était fait arrêter, on aurait bien montré que l’on ne parlait pas un seul mot d’espagnol !!!

Le lendemain, c’est en compagnie de Nicolas et Julie- deux autres routards partis pour un an- que nous avons chaussé nos baskets à 4h du matin pour s’attaquer à un long escalier incas en pierre. Montée un peu dur, mais la récompense était de taille.

En fait, on a beau avoir vu 15 000 photos du Machu Picchu au préalable, la première vue dépasse l’imaginaire. On a tout d’abord été frappés par son extraordinaire conservation et son étendue. Et pour mieux profiter de la vue, on a continué à monter 1h de plus sur la montagne en face, le Wayna Picchu, pour un panorama grandiose du site. Pour ne pas gâcher notre plaisir, nous avons poursuivi sur les pentes abruptes pour nous rendre au temple de la lune (2h30 de plus, bonjour les mollets !), dans des paysages absolument magiques.

Puis on a enchaîné la visite du Machu Picchu, avec une guide passionnante qui nous a fait oublier notre fatigue. A l’instar de la civilisation égyptienne, la culture inca est fascinante par ces prouesses techniques, archéologiques, cosmologies, ces rites, cérémonies, déités. Ce serait tellement fabuleux que de pouvoir revenir aux heures de gloire de cette civilisation, on aurait tellement à apprendre.

Capitale religieuse, résidence d’un empereur, dernier refuge des vierges du Soleil, ou ultime capitale inca ? Le mystère demeure.

Toujours est-il qu’au retour, on va vite se procurer un livre pour approfondir ce thème, absolument passionnant !!!

Retour vers Cuzco du même acabit qu’à aller, c’est-à-dire loufoque !

Donc c’est reparti : 2h30 de marche, 30 minutes de mini van, puis…2h d’attente avant de reprendre un mini bus. Nous étions tous dans le bus à attendre, pendant que notre chauffeur prenait son temps pour manger, prendre sa douche et faire une sieste, rien que ça ! Et pour couronner le tout, il était tellement épuisé, qu’il était d’accord pour que l’on conduise, alors qu’on avait quand même 5h de route devant nous. On s’est donc mis devant avec Seb pour lui faire la conversation et éviter qu’il ne s’endorme. On peut vous dire que le chemin, on le connait bien maintenant ! Et 2h plus tard, nous avons dû changer une roue dégonflée. Alors attention pour la technique péruvienne, cela vaut aussi le détour, le criquet ne fonctionnant pas, nous avons mis des pierres sous le châssis pendant qu’un autre s’appuyait sur la galerie pour faire contrepoids. On s’est même surpris avec Julie, à mettre nos mains sous la roue pour dégager la pierre, alors qu’on aurait pu se faire écraser les doigts. Et évidemment, le tout dans un froid glacial. Et le fin du fin, c’est qu’une demi-heure plus tard, nous avons crevé une autre fois, et nous avons remplacé la roue défaillante, par la 1ère roue dégonflée que nous avions changé plus tôt. Vive la sécurité !!!

Et alors que nous avions déjà 4h de retard en tout, notre chauffeur s’est mis à courser un lièvre pour nous le rapporter dans le bus. Il était en plus pété de rire !!!A ce moment-là, certains commençait à craquer, et le grand Nicolas lui a crié un « ¡VAMOS !» sans équivoque.

C’est incroyable comme on peut se mettre en situation de danger, sans le vouloir.

En tous cas, on a tous fini au MacDo de retour à Cuzco, rien de bien typique, mais c’était le seul resto d’ouvert, et franchement on méritait un bon hamburger après toutes ces émotions, hahahaha !!!!

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 19, 2011

Cusco, notre ville coup de cœur!

Coup de bol ! Après 2 semaines de grève à Puno, et un blocus côté péruvien, nous avons pu profiter de la réouverture de la frontière Bolivie-Pérou due aux élections présidentielles. Nous avons donc rajouté un autre tampon à notre passeport, pour notre 24ème pays !

Et une fois arrivés à Cuzco, il faut bien dire que nous sommes tombés sous le charme de la « Rome des Incas » ! Nous avons en effet déambulés de nuit dans cette superbe ville coloniale, dressée sur les vestiges de bâtiments incas. Difficile de ne pas rester ébahis par les merveilles du savoir-faire incas, que l’on peut découvrir aux hasards d’une rue. En réalité, la plupart des constructions espagnoles s’adossent sur des édifices précolombiens. C’est un vrai musée à ciel ouvert ! On retrouve cette étrange sensation de grandeur et de voyage au cœur des civilisations, lorsque l’on visite certaines villes italiennes, comme Venise ou Florence, encore plus majestueuses et mystérieuses de nuit.

 

Et en plus, la Plaza de Armas de la ville se remplit tous les soirs de Juin de danseurs pour les festivités du mois de Juin. Un sacré spectacle!!!

Du coup, nous avons fait une halte beaucoup plus longue que prévu dans cette ville relax, en profitant de ces bons petits restos, et de son incroyable richesse archéologique. Le soir des élections présidentielles, nous avons rejoint Natacha, une copine d’enfance de Seb, et ses copains dans une picantería, bar 100% typique. Et c’est donc à renfort de Chicha- boisson à base de maïs-, voire à très grande renfort de Chicha ( !) que nous avons fêté la victoire d’Ollanta, le tout dans une ambiance plutôt animée. C’est simple, ce soir-là, nous nous sommes tous couchés à 22h, persuadés qu’il était plus de 3h du matin !!!

Le lendemain, nous sommes partis pour une visite des environs en compagnie de Natacha pour une agréable introduction à la civilisation inca : visite d’un sanctuaire consacré au culte du Puma (dieu de la guerre), imposante « forteresse » inca, observatoire parfaitement conservé, et de nombreuses autres ruines encore inconnues du tourisme, parfois dénichées au détour d’une cascade.

Bref, un « Campo Tour » plutôt original et dans la bonne humeur ! Vraiment très sympa !

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 14, 2011

Notre 1ère expérience dans la Jungle…

Pour notre excursion en Jungle, dans le Parc Madidi, un des plus beaux de l’Amazonie, nous avons eu recours à une agence spécialisée tenue par des indigènes. De nos 11 mois à parcourir les pays, c’est bien la première fois que nous avons été aussi impressionnés par notre guide. Une vie exceptionnelle, encore une rencontre qui marque.

A l’âge de 22 ans, Ismael, indigène de Madidi était déjà considéré par les guides touristiques type Lonely Planet, comme un des meilleurs guides de la Jungle d’Amérique latine. Fort de son succès, il décide alors avec d’autres guides de monter sa propre agence, une première, sachant que la plupart sont tenus par des occidentaux ou des descendants espagnols. Jalousie, complots, quelques mois plus tard, il est emprisonné sans même avoir été jugé. Son incroyable force de caractère fera qu’il utilisera ces 3 ans et demi de détention (!!!) à se former intellectuellement, en étudiant le droit, l’anglais et l’agronomie. 

Libéré pour bonne conduite, et toujours sans avoir pu comparaître à un quelconque procès, il est redevenu guide dans la seule agence indigène, depuis lors acceptée. Extrêmement professionnel, souvent appelé à faire des excursions privées pour des ambassadeurs ou autres personnalités, il nous a également surpris par ses capacités physiques. Utilisant la machette comme simple prolongement de son bras, il se sent plus à l’aise à courir pieds nus dans la jungle afin de mieux se fondre dans cet environnement. Nous avons passés des heures à le suivre, à s’arrêter pendant qu’il flairait l’odeur d’un animal, observer des traces fraîches de puma ou détecter des cris de singes ou d’oiseaux qui nous paraissaient imperceptibles. Difficile de rencontrer une personne autant en harmonie avec l’environnement.

Et à travers lui, nous avons découvert un peu ce qu’était que vivre dans la Jungle.

Parfois, il nous coupait des « uñas de gato », sorte de liane qui une fois tranchée, se transformait en fontaine d’eau pure.

Sans tomber dans les clichés Koh Lanta, nous avons mangé des larves grillées, tout bonnement délicieux. Encore un préjugé de moins.

Outre les informations sur les arbres médicinales et ses nombreuses légendes mystiques, quelques moments forts :

–          Nous avons surpris un troupeau de plus de 200 cochons sauvages pendant qu’Ismael imitait le bruit d’un animal afin que le troupeau ne nous attaque pas. Pendant la course, notre guide coupait précisément certaines feuilles ou branches afin que l’on fasse le moins de bruit possible.

–          Nous avons observé des singes-écureuils passant de branche en branche et des centaines de perroquets tournoyer en couple le soir. Magique !

–          Une nuit en pleine jungle, avec juste une moustiquaire et à moins d’un mètre d’une fourmilière. Mais comme disait Ismael, pas de panique, elles ne font juste que passer, hahaha !!!

–          Les gars ont mis leur ingéniosité à l’épreuve pour construire notre radeau et redescendre le fleuve. Et ça a marché, un moment génial!

Bref, deux expériences complémentaires Pampa et Jungle qui nous ont donné envie de reprendre 15 jours et partir approfondir notre connaissance de la biodiversité. Un équilibre fragile, et encore préservé ici. On a adoré !

Publié par : vueltaalmundoen366dias | juin 14, 2011

A la découverte de la pampa Bolivienne!

Après plusieurs semaines passées au-dessus de 4 000 mètres, à mâcher de la feuille de coca, là, changement de décor complet avec une escale à Rurrenabaque, dans le nord de la Bolivie.

Petit village amazonien, blotti entre les collines recouvertes de forêt tropicale et le fleuve Béni, Rurrenabaque se situe à l’extrémité des Andes, et à l’orée de l’Amazonie.

Avant de partir dans la pampa et dans la jungle, nous avons dégoté une bonne adresse locale (inconnue des touristes qui se baladent le guide vissé au poing, et c’est tant mieux) ! Ici, on y vient pour son petit déj pantagruélique (2 énormes pancakes avec une salade de fruits, de quoi avoir la pêche toute la journée !) que l’on prend en même temps que les 2 perroquets de la maison, les régimes de bananes sont aussi en libre-service (les chèvres du coin se sont aussi visiblement passées le tuyau, hahaha !), hamacs au bord de la rivière, et ambiance familiale…bref, on ne met pas longtemps pour se sentir comme à la maison !

Nous sommes donc partis 3 jours dans la pampa avec un joyeux groupe de 6 autres routards anglophones. Après 3 heures de routes chaotiques, nous avons pu monter à bord d’une petite embarcation en bois, et découvrir un nombre incroyables d’animaux. Franchement, on ne pensait pas en avoir pleins les yeux.

Nous avons pu surprendre des centaines et des centaines de caïmans, la gueule entrouverte, en train de réguler leur température au soleil, ou camouflés par des broussailles dans l’eau. C’est toujours une drôle d’impression que de passer près de ces prédateurs, à seulement 2 ou 3 mètres. La nuit, le spectacle en a été d’autant plus impressionnant que de scruter à la torche ces dizaines et dizaines d’yeux jaunes-rouges, perçants et immobiles. Au final, on accostait notre barque à moins de 5 mètres d’un caïman habitué à notre campement -appelé affectueusement Pablo-, sans presque y prêter attention. Une autre peur disparaît…

Et que dire du festival de couleurs avec tous ces oiseaux en tous genres ! Toucans, hérons, perroquets nous surprenaient par leur beauté, tandis que de petits singes jaunes jouaient dans les arbres, et tortues se jetaient à l’eau l’une après l’autre, comme les naïades hollywoodiennes.

Au détour d’un virage, nous avons pu observer tranquillement des dauphins roses, assez surprenant d’ailleurs, jouer autour de notre embarcation.

Un matin, bien chaussés de bottes en caoutchouc, nous avons suivi notre guide dans un marécage, à la recherche d’anacondas… sans trop y croire, il faut bien le dire. Pendant que nous continuons joyeusement à nous raconter des anecdotes de voyage, Alfredo, armé d’un simple bâton tentait de capturer un de ces reptiles constrictors. Au bout d’une demi-heure de marche, les japonais d’un autre groupe se ruaient sur l’anaconda capturé pour être les premiers à poser…Scènes toujours un peu invraisemblables…

Toujours est-il que nous ne faisions pas nos fiers sur le trajet retour, quelle frousse !

Autre animal hallucinant rencontré : le capybara, un mélange entre le cochon d’Inde et l’hippopotame.

Encore un fois, nous avons eu l’occasion de montrer nos talents de pécheurs, en essayant d’attraper des piranhas pour le repas du soir. Alors confirmation, nous sommes toujours aussi nuls pour la pêche, et félicitations aux piranhas qui ont réussi à se gaver de viande rouge sans mordre à l’hameçon. Cherchez l’erreur !

Enfin, on retiendra surtout nos 2 balades de nuit sur le fleuve, moteur éteint, à écouter les bruits de la pampa, observés par ces centaines de caïmans, avec un superbe ciel étoilé. On était tous d’accord qu’il s’agissait encore un des beaux moments de la vie….Encore un autre spectacle éblouissant de la Nature…

Publié par : vueltaalmundoen366dias | mai 26, 2011

La Paz, terminus pour Alex!

Retour à La Paz pour un dernier resto avant le départ d’Alex. Ville la plus haute au monde, culminant à près de 4000m, dans un grand canyon aride et encaissé, difficile de ne pas avoir le souffle court avec ces rues suspendues. Bruyante, aussi polluée que New Delhi, il règne également un chaos impressionnant, avec tous ces quartiers qui rongent les flancs montagneux. A chaque coin de rue, on trouve des mamitas qui vendent un peu tout et n’importe quoi. De la boisson locale à base de maïs, l’Api, en passant par des bijoux et tissus bariolés.

Dernier resto avec Alex, dans un resto…français. Il faut dire que l’on n’a pas pu résister aux fromages, rillettes et mousse au chocolat. Un vrai délice !

Bon retour à Marseille Alex, et c’était cool, on s’est bien marrés !

Publié par : vueltaalmundoen366dias | mai 26, 2011

Trekking près du Lac Titicaca

Lieu de pèlerinage de l’Empire inca avant l’arrivée des espagnols, nous n’avons pu résister à faire un tour au Lac Titicaca et faire un trekking d’une journée sur l’île du soleil. Balade entre les ruines du temple Chinkana avec une vue impressionnante sur le lac, sous un soleil de plomb.

Superbe !

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